Une robuste plateforme clinico-moléculaire pour supporter les soins aux patientes atteintes de cancer de l'ovaire



Période couverte:2008-10-01 à 2009-09-30
Principaux investigateurs:Drs. Patricia Tonin et Diane Provencher
Co-investigateurs:Anne-Marie Mes-Masson; Walter Gotlieb; Anita Koushik
Institution:McGill University
Département:Génétique humaine
Partenaire:Canadian Partnership Against Cancer Corporation
Programme:Projet de recherche pilote de biomarqueurs
Résumé: Le cancer épithélial ovarien est un des cancers gynécologiques le plus létal dans le monde occidental avec des taux de survie de moins de 40% dans le cas des maladies avancées. Se présentant avec des symptômes vagues, la maladie est diagnostiquée à un stade avancé alors que le cancer s'est déjà disséminé à des sites secondaires. La chirurgie et la chimiothérapie à base de platine représentent les traitements standards pour ces patientes.

Comme la résistance au traitement se produit souvent dans une période de moins de deux ans, un traitement alternatif mais plus agressif, comme la chimiothérapie intrapéritonéale, a été démontré comme étant plus efficace, menant à une augmentation du taux de survie comparé aux traitements standards. Cependant, ces traitements sont très toxiques et, conséquemment, ne devraient pas être administrés de façon routinière aux patientes, spécialement à celles qui ont moins de risques de récidiver.

Jusqu'à maintenant, il n'y a pas de facteur clinique fiable ou de marqueur qui pourrait évaluer correctement les patientes qui seraient les mieux adaptées pour une chimiothérapie agressive de première ligne. Depuis plus de quinze ans, notre groupe de recherche sur le cancer ovarien basé à Montréal a mené une recherche sur les attributs moléculaires et génétiques des cancers ovariens sporadiques et familiaux (héréditaires). Nous avons appliqué un certain nombre de stratégies complémentaires, en utilisant des modèles de propagation de la maladie in vivo et in vitro, pour élucider les caractéristiques biologiques du cancer ovarien.

Une stratégie en particulier, basée sur des analyses à grande échelle du transcriptome et subventionnée par Génome Québec/Canada, nous a permis d'identifier des patrons d'expressions associés à des stades spécifiques de la maladie. Une autre stratégie, supportée par les IRSC, basée sur des méthodes de transfert de gènes et de suppression de la tumorogénicité, a facilité l'identification des patrons du transcriptome associés au potentiel tumorogénique. Nous avons commencé à intégrer ces stratégies afin de mieux définir des candidats et, par conséquent, généré une liste définie de gènes dont les profils d'expression sont de sérieux candidats pour une association avec la progression de la maladie et la réponse à la thérapie.

En utilisant des techniques établies, une importante banque de tissus tumoraux et les données cliniques qui leur sont associées, nous nous proposons d'identifier (1) les gènes qui sont associés à un résultat de maladie et (2) d'établir des méthodologies génétiques et moléculaires pour mieux évaluer les candidats associés à ces résultats de maladie. Ces stratégies visent à discerner les patientes qui pourraient bénéficier d'une thérapie plus agressive.
Information de financement:
2008-2009$49,000
2009-2010$49,000
TOTAL$98,000

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