
(photo: Bob Young)
Dr Stephen Lam traite de l'étude nationale de la détection précoce du cancer du poumon à la rencontre scientifique annuelle de l'IRTF en mai à Vancouver
Les participants diagnostiqués vivent à Halifax, Québec, Hamilton et Vancouver et ont été enrôlés dans le programme existant actuellement dans ces villes. L'étude de détection précoce est en cours dans trois autres villes, soit Ottawa, Toronto et Calgary
"La majorité des participants que nous avons diagnostiqués avec un cancer du poumon en étaient à un stade précoce de la maladie, mais il y a aussi un couple qui est à un stade plus avancé de la maladie. Mais cela est prévisible dans un programme de détection précoce" affirme Dr Stephen Lam, un des principaux chercheurs de l'étude. Dr Lam est le président, groupe provincial du cancer du poumon, Agence du cancer de la Colombie-Britannique et professeur de médecine, Université de Colombie-Britannique.
Selon lui, les patients diagnostiqués qui ont pris part au programme sont des individus sans symptôme apparent. Dr Lam affirme que s'ils n'y avaient pas participé, "il est probable que le cancer n'aurait pas été détecté avant que les symptômes apparaissent et à ce moment-là, la plupart seraient à un stade avancé de la maladie."
Six cents personnes sont actuellement enrôlées dans l'étude, pour laquelle on a commencé à recruter des participants l'automne dernier et qui vise à recruter 2,500 fumeurs actuels et anciens pendant 24 mois au niveau national. Cette étude conjointe a été annoncée en septembre 2008 par l'Institut de recherche Terry Fox et par le Partenariat canadien contre le cancer qui ont fourni $6.6 millions en subvention pour cinq ans. C'est un des des nombreux projets de recherche translationnelle subventionnés par le Partenariat canadien contre le cancer.
L'étude utilise une combinaison unique d'un questionnaire et de tests sanguins et d'haleine pour déterminer l'efficacité de ces techniques de détection facilement accessibles et à faible coût pour le cancer du poumon comme première étape dans la détection précoce, dirigeant ceux qui ont été identifiés comme étant à risque plus élevé vers des tests plus coûteux mais plus sensibles comme le CT-scan spiralé et la bronchoscopie. Cette étude a le potentiel de révolutionner la détection et le traitement du cancer du poumon, qui demeure la principale cause de décès par cancer.
"L'aspect unique de cette étude est que nous utilisons un modèle d'évaluation des risques en recourant à de multiples paramètres qui peuvent actuellement déchiffrer ceux qui sont vraiment à risque d'un cancer du poumon. Ceci est beaucoup mieux que les autres modèles qui ont été utilisés jusqu'à ce jour. Ce modèle est unique et très précis parce qu'il incorpore l'histoire familiale, le niveau d'éducation, l'indice de masse corporelle et également s'il y a un historique de maladie pulmonaire chronique obstructive en plus de l'âge et la consommation de tabac. " affirme Dr Lam.
Le cancer du poumon est la principale cause de décès par cancer au Canada* et dans le monde, tuant 20,000 personnes au Canada et 1.2 million dans le monde. Ceci est plus que les cancers colorectaux, du sein et de la prostate combinés. En 2020, on prévoit que le cancer du poumon sera parmi les cinq maladies les plus meurtrières.**
"Cette étude vise à évaluer la possibilité de combiner des techniques à faibles coûts pour identifier plus précisément les personnes qui présentent un risque de cancer du poumon. Les participants à l'étude s'impliquent dans l'histoire de la recherche sur le cancer en contribuant au développement et à l'implantation potentielle d'un programme national de détection précoce du cancer du poumon qui est opportun et abordable, "dit le président et directeur scientifique de l'IRTF, Dr Victor Ling.
Cette étude est toujours ouverte au recrutement. Les fumeurs actuels et anciens de 50 ans ou plus qui ont fumé pendant 30 ans ou plus qui sont intéressés à connaître s'ils sont admissibles peuvent appeler au 1-888-505-TRFI (8374)
NOTE AUX MÉDIA:
Des entrevues avec des participants à l'étude (à des sites variés) peuvent être organisées
Au sujet de IRTF
Fondé et subventionné par la Fondation Terry Fox, l'Institut de recherche Terry Fox (IRTF) est un institut pan-candien à but non lucratif dont le siège social est à Vancouver, Colombie-Britannique. Il travaille en partenariat avec les organisations provinciales de recherche et de soins pour le cancer et se consacre à s'assurer que la meilleure science d'aujourd'hui devienne la médecine abordable de demain. Le IRTF a été mis sur pied en octobre 2007, avec une subvention de la province de la Colombie-Britannique et la Fondation Terry Fox.
Contacts pour les média:
Kelly Curwin
Institut de recherche Terry Fox
604-675-8000 poste 7606
kcurwin@tfri.ca
www.tfri.ca
* Statistiques canadiennes sur le cancer 2008, Société de recherche sur le cancer
** Murray CJ, Lopez AD. Alternative projections of mortality and disability by cause 1990-2020: Global Burden of Disease Study. Lancet 1997;349:1498-504.
Cancer du Poumon: Centres Participants:
Agence du Cancer de BC, Vancouver BC 1-888-988-5864
Centre des Sciences et de la Santé de l'université de Calgary, AB 1-403-210-6862
Centre de cancérologies Juravinski, Hamilton, ON1-866-966-5864
Hôpital Margaret Princess, Toronto, ON 1-866-866-4922
Centre regional de cancérologie de l'Hôpital Regional d'Ottawa, ON 1-613-737-7700 poste 75212
Hôpital Laval, Ville de Quebec, QC 1-877-262-0222
Centre des Sciences de la Santé Queen Elisabeth II, Halifax, NS 1-902-473-1913
